Le Secrétariat Général de l’Autorité Centrale pour l’Adoption Internationale (l’ex-MAI) a publié les statistiques relatives à l’adoption internationale pour 2007.

Comme la presse s’en est fait l’écho (Le Monde et Le Figaro le 15 février dernier), le nombre d’enfants adoptés à l’étranger a très fortement chuté en 2007. 3162 visas ont été accordés pour des enfants arrivant de l’étranger, ce qui marque une baisse de 20,5 % par rapport à l’année 2006.

Les enfants sont originaires de 74 pays et les dix premiers pays d’origine représentent 76 % des adoptions internationales. Il s’agit, dans l’ordre : de l’Éthiopie, d’Haïti, de la Russie, de la Colombie, du Vietnam, de la Chine, du Mali, de l’Ukraine, de la Thaïlande, du Brésil, du Burkina Faso, de Madagascar, de la Côte d’Ivoire, … Les baisses les plus importantes concernent .

L’importante diminution de la part des enfants originaires d’Asie et plus particulièrement de Chine et du Vietnam) a entraîné une nouvelle répartition géographique : l’Afrique devient le premier continent d’origine des enfants avec un nombre d’enfants à peu près stable, viennent ensuite les Amériques, l’Asie, et enfin l’Europe. Si la part des enfants arrivés des pays signataires de la convention de La Haye, augmente, les trois premiers pays d’origine pour les adoptions en France n’ont pas signé cette convention.

La nouvelle répartition géographique
Des enfants plus âgés

23,5 % des enfants (contre 31 % en 2006) étaient des bébés de moins d’un an. Ce chiffre corrobore la tendance ressentie ces dernières années d’une augmentation de l’âge des enfants adoptés à l’international.

Au niveau international, cette baisse des adoptions se rencontre dans la quasi-totalité des pays d’accueil, on annonce une baisse de 10 % depuis 2004 dans les plus importants pays d’accueil (USA, Canada, France, Espagne). Seule, l’Italie annonce une augmentation des adoptions internationales : 3420 en 2007 contre 2974 en 2006.

Les raisons invoquées de cette baisse généralisée sont multiples : développement des adoptions nationales et des dispositifs de protection de l’enfance dans les pays d’origine des enfants, mise en place de la convention de La Haye, fin des procédures individuelles au Vietnam, allongement des délais (notamment en Chine), etc.

Du côté de la France, les difficultés de mise en place de l’AFA, le manque de lisibilité pour les pays d’origine des missions de l’AFA et de la répartition des actions avec l’Autorité centrale ont probablement aussi joué un rôle non négligeable dans cette baisse importante du nombre des adoptions internationales.

EFA a mis en ligne une analyse plus détaillée sur son site.

Le rapport statistique peut être téléchargé sur le site du SGAI ou en cliquant sur ce lien.