C’est la rentrée! Votre enfant peut être anxieux, surtout si c’est la première, vous aussi. Il est important de bien lui expliquer le déroulement de la semaine et de chaque journée, en particulier au début. Le matin, pensez à vous lever et à réveiller votre enfant avec une marge de temps confortable: votre calme sera communicatif. Dans la mesure du possible accompagnez-le et allez le rechercher.  Passez du temps avec lui après l’école: les enfants ne racontent pas, ou très peu, les détails de leur journée. Souvent, lorsqu’on leur demande ce qu’ils ont eu pour le déjeuner à la cantine, ils ne savent plus; encore moins, s’il s’agit de ce qu’ils ont appris.  Soyez à l’écoute de son comportement et soyez vigilants avec les enseignants: ils ont pour la plupart beaucoup de bonne volonté mais ne connaissent pas ou peu les spécificités de l’adoption et peuvent commettre des maladresses.

Vous êtes anxieux vous-mêmes? Attention! Vos craintes sont contagieuses…que craignez-vous, vraiment? Mettez-le par écrit et répondez vous-mêmes point par point; ainsi vous vous rassurerez et vous ne serez pas pris de cours si votre enfant revient avec une question ou une réflexion désagréable.

Vous avez pour la plupart déjà constaté les formidables capacités d’adaptation de vos enfants. Ils ont traversé le plus difficile, et vous avec eux. L’école est une nouvelle étape qui, en fait, va faciliter leur intégration. Donc…pas de véritable souci à se faire…!

Enfin, si cela vous apparaît nécessaire, n’hésitez pas à mettre dans son cartable un objet à vous: un foulard, un mouchoir, quelque chose qui ait votre odeur et lui rappelle la maison. Pas un jouet, plutôt un textile. Même s’il est déjà grand, cela lui sera utile pour se sentir en lien, au moins les premiers jours. Ensuite, c’est sûr, ça lui passera…

Bonne rentrée!

 *Isabelle de Penfentenyo, née le 13 Janvier 1955, mère de 4 enfants de 37, 22,20 et 14 ans; et grand-mère de 7 adorables petits garçons et 2 petites-filles, enfants de ma fille aînée.

Ses racines sont bretonnes et du nord, ses branches sont de partout: elle a vécu 14 ans entre l’Afrique et l’Asie, ses trois derniers enfants sont d’origine colombienne et a acquis la double nationalité franco-britannique ! Voir son blog « Adoptsapiens »
  
 

Témoignages sur « AdoptionEFA » (Yahoo Groupes)

« Bonjour à tous,

A quelques jours de la rentrée scolaire, je continue à tourner et retourner la même question dans la tête: faut-il indiquer à la directrice de l’école maternelle où ma fille de 3 ans est inscrite (ou bien à sa maitresse) que j’ai adopté Malia (pour info : à l’âge de 15 mois) ?
Ce n’est pas que je cherche à cacher cette information mais je me demande s’il est utile pour ma fille que je « livre » cette information.

Personnellement, je répugne à parler de ce que j’estime être son histoire personnelle et à devoir faire face (comme trop souvent) à des questions peut-être intrusives. Celle qui absolument le savoir, c’est ma fille et elle le sait. Ensuite, je crains les paroles maladroites des adultes informés voire des petits camarades qui finiront peut-être par savoir (certes ses yeux bridés et ma peau mate finiront bien d’ici quelques temps à leur donner des idées …). Je sais qu’elle finira bien par entendre des remarques déplacées que j’en parle ou non… alors autant ne pas en parler ?
Et puis, surtout, j’ai tendance à croire que donner cette information pourrait plus lui desservir que l’aidée à être comprise : ne risque-t-elle pas d’être stigmatisée dès le moindre problème, ne va-t-on pas lui coller la fameuse étiquette « enfant adopté = enfant à problème » ?

Je suis peut-être une maman trop inquiète mais l’expérience de la crèche où Malia était, a été assez peu positive de ce point de vue là…

Bref, j’aimerai avoir votre avis et connaître votre expérience sur le sujet afin de pouvoir décider enfin ce que je souhaite faire. Merci d’avance.
Marie-Jo »

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« Bonjour.
J’ai informé la directrice de l’école et l’enseignante de l’adoption de mon fils au jour de l’inscription en cours d’année scolaire puisque j’y étais obligée. En revanche, je ne le ferai pas au changement d’école maintenant qu’il n’y a plus de problème de langue. Je suis convaincue qu’il nous faut protéger nos enfants de la curiosité intrusive des « autres ». Je veux laisser à mon fils le choix de dire et dévoiler de son histoire ce qu’il voudra, au moment où il le voudra et à qui il voudra.
Florence 35 »

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« Bonjour,

Laisser l’enfant dire lui-même ce qu’il veut au moment où il le décide  n’est en général pas trop compliqué pour lui -s’i le choisit,   et en fonction de sa maturité s’il peut s’arranger des questions qui vont suivre .
 Par contre, il peut y être poussé à partir de réflexions qu’il peut mal vivre -ou qui seront intentionnellement agressives-  et là c’est plus compliqué en général !!

Une solution intermédiaire est peut-être d’en parler avec lui avant la rentrée ? Que veut  notre enfant?  Que nous l’aidions à « préparer le terrain » en en parlant avec sa maitresse en toute confidentialité, mais afin qu’elle puisse aussi l’aider le cas échéant ?  (et en effet comme le souligne Corinne, se faire aider du précieux « guide à l’intention des enseignants » édité par la fédération de EFA peut être précieux. à commander de toute urgence si vous ne l’avez pas ! ) Ou bien se sent il prêt à assumer des questions,   dans un premier temps seul,  et en parler avec vous s’il a besoin de votre aide, ou de votre soutien ?Qu’en pensent « les instit » ? Que conseilleraient-ils en fonction de leur vécu et leur expérience ?

Bien cordialement, Laurence » 

Et vous, envisagez-vous d’en parler de votre enfant adopté à l’école ?