Chère lectrice, cher lecteur,

 

C’est avec plaisir que nous vous accueillons sur ce site tout nouvellement « relooké » par les soins de Reynol Sotomayor, administrateur au Conseil d’Administration de EFA 27. Qu’il soit remercié pour la chaleur, la nouveauté, les liens intéressants et les surprises qu’il a su y mettre, prenant la suite de Bruno Turquet qui avait –avec Michel Bibal- créé ce site, en sachant le faire vivre au fil des années. Merci à tous donc de faire vivre EFA 27 à l’heure d’internet, en lien avec ce monde si remuant de l’adoption, afin que vous puissiez y trouver un point de références et de contacts avec notre association et les chemins sur lesquels mène ce fabuleux projet de devenir parent par adoption !

    Mais bien sûr ce site s’enrichit des apports des uns et des autres, et nous accueillerons avec grand plaisir vos contributions et vos remarques.

Je profite encore de ce mot de rentrée pour remercier tout le conseil d’administration de EFA 27, qui sait au gré des semaines et des mois œuvrer pour une meilleure prise en compte des spécificités de l’adoption, et permettre aux familles adoptives de l’Eure de trouver en notre association un lieu fiable pour prendre appui et aider à cheminer vers l’enfant, puis avec l’enfant lorsqu’il vient rejoindre sa famille.

Ainsi les mois qui viennent vous proposent quelques moments importants : Les samedi 6 et dimanche 7 novembre, des ateliers de formation avec Blandine Hamon autour de la parentalité (sur inscription, nombre de places limité), et le samedi 6 novembre en soirée, une conférence ouverte à tous qui aura pour thème : « Vivre avec ses différences ». Vous lirez ci-dessous les informations complémentaires, si vous souhaitez vous y inscrire.

Si l’après-midi crêpes de février 2009 vous avait plu, nous le reproduirons avec plaisir, ne résistant pas à l’envie de revoir les mines réjouies des enfants (et quelques plus grands il faut bien le dire !) devant Nutella, confitures et divers délices accompagnant les non moins délicieuses crêpes. Ces moments nous permettent en effet de nous retrouver en toute convivialité, et d’avoir le plaisir de vous revoir avec vos enfants, de partager quelques heures, d’échanger quelques conversations, et de se redonner du courage parfois pour attendre l’enfant qui tarde …

Nous vous invitons également à venir nous retrouver lors de nos permanences mensuelles (premier samedi du mois, sauf vacances scolaires ; merci de nous contacter par prudence avant de venir afin de s’assurer de la date.). Ces permanences sont les vôtres : nous sommes ouverts à vos questions, et prêt à vous aider à réfléchir aux différents points qui vous préoccupent, vous faisant partager le cas échéant l’expérience personnelle ou associative que nous avons pu acquérir, et à votre disposition pour affiner avec vous comment réaliser votre projet.

Puis 2011 … ouvert à vos propositions ou à celles du CA afin de proposer des temps de rencontres !

Dès septembre, quelques membres de notre conseil d’administration se rendent à une formation organisée par la fédération nationale d’Enfance & Familles d’Adoption sur le thème : scolarité et adoption. A n’en pas douter, des idées nouvelles émergeront de ces journées, et seront peut-être porteuses de nouveaux projets dans l’Eure !

Septembre en effet est arrivé, avec sa rentrée scolaire, la première peut-être pour nos plus jeunes enfants, avec son cortège d’inquiétudes, d’attentes et d’angoisses partagées ! Souvent des questions se posent aux parents dès l’inscription : « faut-il dire à l’enseignant que notre enfant est le nôtre par adoption ? En quoi cela regarde t’il l’école ? N’est ce pas dévoiler son histoire sans qu’il ne le fasse lui-même s’il le souhaite ? … etc. »

Pas de réponse toute faite certainement, comme bien souvent ; car : pas d’enfant type, pas de maitresse type, et … pas de parent type ! Mais des histoires singulières, des sensibilités particulières, des âges différents … etc.

L’enfant doit se séparer de ses parents, pour aller à l’école. Une des particularités pour nos enfants, est que l’abandon, un vécu d’abandon probable, a précédé l’adoption. Il a peut-être connu une ou des séparations douloureuses ; se séparer peut être associé à abandonner ; changer de maitresse en fin d’année peut réactiver une figure de l’abandon ; partir de la maison pour une journée peut être un drame … ou au contraire une occasion de faire croire qu’il serait mieux ailleurs …. histoire de voire si on le prend au sérieux …etc.

Si l’enfant a vécu en orphelinat, les autres enfants étaient dans des situations similaires à la sienne : tous attendaient des parents. Là rien de pareil ! Il peut rencontrer l’incompréhension et l’angoisse des autres enfants : Tu n’as pas de parents ! Ce ne sont pas tes vrais parents ! Ce n’est pas ton pays ici ! …etc. Confronté à des questions qu’il se pose secrètement sans oser en parler, ou plus jeune, des questions qui font effraction, l’enfant peut se rétracter et se taire, se fâcher, d’ange devenir démon, … jusqu’à parfois croire vérifier -dans l’insupportable qu’il peut déclencher- … qu’il peut mériter l’abandon ?

Evidemment, c’est en même temps une confrontation à un univers nouveau, celui où du savoir se propose à l’enfant, où son envie de savoir, sa quête d’apprendre seront sollicités. Cela ne peut aller sans question, pour tout enfant, et nos enfants adoptés peuvent se sentir tout particulièrement mis en péril par cette invitation ; l’envie de savoir peut se trouver mise en conflit avec la peur de savoir … voir l’éventuelle impossibilité de savoir !

    Bref, s’il n’y a pas de recette, il y en a quand même finalement une qui vaut dans tous les cas ; parler avec son enfant. Le rassurer sur le fait que ce qu’il vit n’est aucunement une mise en question de la famille qu’il a su réunir autour de lui ; celle dans laquelle chacun a consenti à s’adopter. Et que bien sûr il a le droit de ne pas se raconter et se justifier à qui mieux ; mais que cela aussi, les parents en savent la complexité et qu’il peut s’il le veut compter sur eux pour trouver comment dire !

Alors pour reprendre une question de la liste Yahoo-adoption : faut il dire à l’enseignant la situation de l’enfant ? J’avais eu tendance à dire : qu’en dit l’enfant ? Veut il être aidé par votre intervention auprès de sa maîtresse, ou bien pense t’il savoir seul parler quand les questions viendront ou lorsqu’il choisira d’en parler ? Il me semble qu’ouvrir avec lui le champ des possibles lui témoignera de la confiance que vous lui faîtes, et il saura en retour probablement vous parler avec plus d’aisance s’il se trouve en difficulté. Souhaitez-vous nous faire partager votre avis sur ce site ?

En vous souhaitant à tous une bonne reprise après cette trêve estivale, je vous dis à bientôt ;

Laurence Morel.