Qui sont les enfants adoptables en France et à l’étranger? Comment mieux les connaître et comprendre les familles dont ils ont besoin? Comment savoir si on peut être la famille qu’ils attendent…
 

Le visuel de la couverture s’inspire d’un tableau d’une jeune adoptée, Ami. Pour découvrir l’analyse qu’elle en propose, découvrez la rubrique  Paroles d’adoptés

Éditorial
  

Il suffit de passer le pont, c’est tout de suite l’aventure Geneviève Miral

« Osons traverser le pont avec eux, ouvrons largement nos yeux et nos oreilles et écoutons ce qu’ils ont à nous dire: en nous parlant d’eux, ils nous parlent aussi de nous…»
 

Dossier

Qui sont les enfants adoptables, en France et à l’étranger? Jean-Gabriel Cosculluela, Claire Tridon, Geneviève Miral

Les mythes concernant le nombre d’enfants adoptables SSI/CIR
 

Qu’est-ce qu’être adoptable? Aubeline Vinay

D’un point de vue juridique et administratif, la réponse à la question « qu’est-ce qu’être adoptable ? » repose sur des textes de loi et des situations familiales identifiées par les acteurs sociaux. Mais comment définir l’adoptabilité d’un point de vue psychologique ? Il n’est pas donné à tout enfant ni même à tout adulte, d’être et de se laisser adopter.
 

On ne nait pas adoptable, comment le devient-on, en France? Pascale Salvage

Point juridique sur la question de l’adoptabilité en France.
 

Les enfants pupilles de l’État Bertrand Morin

Au 31 décembre 2008, l’Observatoire national de l’enfance en danger (ONED) évaluait à 2 231 le nombre d’enfants pupilles de l’État. Si leur statut les rend juridiquement adoptables, leurs parcours, leurs situations sont loin d’être semblables et tous ne bénéficieront pas d’une adoption.
 

Mettre un enfant « en appétit de filiation » Marie-Laure Bouet-Simon

La préparation à l’adoption est un accompagnement qui aide l’enfant à s’approprier le projet d’adoption, à comprendre son histoire, à se détacher de sa vie d’avant et à imaginer son avenir au sein d’une nouvelle famille. Grâce à un passeur, l’enfant va s’acheminer vers la rencontre, réelle. La réflexion se double ici d’un témoignage émouvant.
 

Diversifier les projets parentaux pour répondre aux besoins des enfants pupilles Sandrine Dekens

L’adoption en France est possible pour des couples ou des familles ayant un projet parental imaginant faire place à un enfant ayant des besoins spécifiques, tant du point de vue affectif, psychologique et parfois médical. De plus en plus, les Conseils de famille et les professionnels en charge des pupilles s’interrogent sur l’opportunité d’envisager l’adoption comme un projet de vie possible pour des enfants ayant des problèmes de santé et/ou un parcours de vie compliqué ayant occasionné des blessures qui peuvent se manifester plus ou moins bruyamment dans le comportement de l’enfant. Ces contraintes sont de moins en moins considérées comme des contre-indications à l’adoption, tant il est avéré que l’adoption internationale ne permet pas de contourner cette réalité : d’où qu’ils viennent et quelle que soit leur histoire, tous les enfants en situation d’être adoptés ont des besoins plus ou moins spécifiques.
 

« Réjouissons-nous, il n’y a pas d’enfants adoptables en France… » Philippe Liébert

Pourquoi, sur la totalité des enfants placés à l’Aide sociale à l’enfance (ASE), si peu d’enfants deviennent adoptables ? Une question à laquelle Philippe Liébert tente de répondre en examinant les pratiques des services concernés et en décodant un état d’esprit qui a du mal à évoluer.
 

Adoptabilité, subsidiarité: Qui sont les enfants adoptables à l’international? Claire Tridon

Bien qu’encadré par des textes internationaux, le processus complexe qui fait qu’un enfant devient adoptable, de surcroît par des parents étrangers, est difficile à cerner. Aussi, il est tout aussi difficile d’évaluer le nombre des enfants adoptables à l’échelle mondiale, car on constate que les chiffres avancés ne concordent ni avec ceux des enfants adoptés ni avec ceux des enfants placés en familles d’accueil ou en institution. En revanche, on a tendance à affirmer aujourd’hui qu’il y aurait « de moins en moins d’enfants adoptables ». Plutôt que d’entrer dans des querelles de chiffres, il nous semble plus intéressant de comprendre l’ensemble du processus qui détermine l’adoptabilité d’un enfant à l’international et d’en déduire le profil des enfants susceptibles aujourd’hui d’en bénéficier.
 

À Madagascar Nathalie Parent

En Bulgarie Martine Lombard

Guatemala, la volonté de rompre avec un passé difficile Christelle Bessonies

Dans les années 2000, le Guatemala était un des premiers « pourvoyeurs » d’enfants pour l’adoption internationale. L’absence de contrôles avait fait de ce pays une véritable « usine à bébé ». Aujourd’hui, le pays est entré dans le cercle vertueux des pays signataires de la convention de La Haye et envisage d’autoriser à nouveau les adoptions internationales mais le profil des enfants adoptables a radicalement changé. Une volontaire de la protection de l’enfance et de l’adoption internationale au Guatemala en 2009 témoigne de cette difficile évolution.
 

L’accompagnement des projets d’adoption d’enfants à besoins spécifiques par l’AFA Catherine Dartiguenave

Dès son ouverture en 2006, l’Agence française de l’adoption (AFA) a constaté que les projets élaborés par les familles sont souvent mal adaptés à ceux que construisent les pays d’origine pour leurs enfants. Face à cette évolution et à une forte demande des pays d’origine, l’AFA a mis en place, en 2009, une procédure dédiée pour les projets d’adoption d’enfants à besoins spécifiques et des outils destinés à repérer et mieux accompagner les familles.
 

Désir ou réalité ? la préparation des projets d’adoption Françoise Toletti

L’évolution actuelle et à venir du profil des enfants adoptés à l’international pose de façon accrue la question de la préparation de chaque projet d’adoption. Faut-il, dès avant la demande d’agrément, avoir connaissance de la réalité des enfants confiés et prendre sa décision en toute connaissance de cause ? Mais n’est-il pas également nécessaire de rêver son enfant, de le désirer quel qu’il soit, et donc de différer toute préparation après l’agrément ?
 

Tous les parents sont-ils adoptables? Cécile Delannoy

Voilà une question bien difficile à entendre par ceux qui se sentent prêts à aimer l’enfant dont ils rêvent depuis longtemps, mais qui ne sera pas forcément celui qui arrivera. Pourtant, après l’agrément, de nombreux parents sont prêts à accepter de regarder la situation du point de vue de l’enfant, et à admettre qu’eux aussi doivent se faire adopter par leurs enfants, surtout s’ils sont un peu grands. Cette démarche nécessite une préparation et accompagnement spécifique.

   Tarif : 8€ TTC

COMMANDER l’Accueil n° 157