PARIS — La France et Haïti se sont mis d’accord sur un « échange intergouvernemental », via des lettres, pour permettre aux 320 enfants haïtiens en cours d’adoption d’arriver prochainement en France, a déclaré mercredi la ministre française des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie.

Lors d’une conversation la semaine dernière, le Premier ministre haïtien Jean-Max Bellerive « a accepté qu’il y ait un échange de lettres, valant échange intergouvernemental », a-t-elle dit à la radio Europe 1.

Cet accord « devrait nous permettre, après que l’on ait vérifié effectivement que ces enfants sont en bonne santé (…) de les faire rentrer (en France) dans les prochaines semaines, je l’espère, avant la fin de l’année », a précisé Mme Alliot-Marie.

Cette volonté d’accélérer les adoptions en Haïti s’explique par les craintes liées au développement de l’épidémie de choléra.

La ministre a rappelé avoir envoyé en Haïti un médecin pédiatre, deux infirmiers, deux puéricultrices et un aide pour une mission d’un mois, afin d' »assurer le fonctionnement d’un centre de traitement médicalisé au sein de l’ambassade » ainsi qu' »une veille et un soutien des crèches de Port-au-Prince en lien avec la Croix-Rouge ».

L’ambassadeur en Haïti, Didier Le Bret, avait annoncé la semaine dernière que Paris allait négocier un accord bilatéral pour permettre, dans le respect de la législation haïtienne, d’acheminer en France les derniers 320 enfants haïtiens qui étaient en cours d’adoption avant le séisme de janvier. Sur le millier d’enfants concernés au total, quelque 700 ont déjà rejoint leur famille.

L’épidémie de choléra qui sévit en Haïti a fait 1.751 morts, selon un dernier bilan.

 

Source : AFP